Calais : les députés et l’opposition demandent une réunion d’urgence

Ben

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, Europe

Samedi, des migrants sont montés sur un ferry, cernant le port de Calais pendant plus de trois heures. Une mobilisation des militants No Border dans le centre-ville a dégénéré. Xavier Bertrand, le président de la région, interpelle l’État.

Montée de la tension à Calais.

Samedi, le port de la ville du Pas-de-Calais était inaccessible pendant plus de trois heures après qu’une cinquantaine de migrants soit monté sur un ferry, en vue de regagner l’Angleterre. Cette immixtion s’est déroulée après un défilé de 2000 personnes pour leur cause, dans les rues du centre-ville, à laquelle des de nombreux manifestants venant de plusieurs pays européens et des migrants ont pris part. Ils exigeaient des «conditions d’accueil respectables».

Plusieurs évacuations et interpellations

La police est a procédé évacué des migrants vers 20h30, via une passerelle mobile pour faire le lien avec le bateau. Le ministère de l’Intérieur, indique que 26 migrants ont été arrêtés sur le ferry, et conduits dans les locaux de la Police de l’air et des frontières (PAF) à Coquelles. Neuf autres personnes, des militants radicaux de «No Borders» selon la même source, ont également été conduit dans les bureaux de la police.

Quinze d’entre eux ont été mis en garde à vue. Cette affaire a amené le président du port de Calais Jean-Marc Puissesseau à exiger «une réunion de crise extraordinairement rapidement avec les responsables locaux, régionaux, parlementaires et du gouvernement» jugeant «que ça ne pouvait plus continuer». Le port a recommencé à fonctionner en fin de soirée samedi. Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve réaffirmer «la résolution totale du gouvernement à gérer l’ordre public à Calais, devant la situation migratoire».

Plusieurs actes de violence contre les manifestants et Migrants

Sur le chemin de la manifestation dans l’après-midi, les migrants ont fait l’objet de plusieurs actes inamicaux. Une habitante de Calais a interpelé en termes violents les manifestants à partir de sa fenêtre, d’après un photographe de l’AFP présent sur les lieux. Un habitant de Calais a été pris en photo avec un fusil à la main, à plusieurs mètres seulement du cortège.